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Courage : raconter de tout notre coeur qui nous sommes*

Je suis cyclique ou plutôt cyclothymique. C’est ce que me disait une collègue dans mon premier job. Je passais dans une journée par tous les états d’esprits. Pas très réjouissant quand on voit la définition de ce mot (une humeur s’approchant de la bipolarité).

Depuis je me suis améliorée, j’ai mis de l’eau dans mon vin, j’ai bossé sur moi, j’ai lâché (enfin j’essaie) tout ce sur quoi je n’ai pas de pouvoir ou d’influence. Un sacré paquet de choses puisque je n’ai du pouvoir que sur moi. 

Si je vous partage ce mode de fonctionnement, c’est parce qu’il y a quelques semaines, j’étais bien bien inspirée; phase ascendante de ma créativité, retour des beaux jours, pause intra-covid-19.

J’étais au taquet et souvent dans ces « moments d’endorphines top niveau », je partage dans mes story Insta ce que je fais, ce qui me vient, etc. Et là, honnêtement, cela a peut-être duré 2-3 jours, un peu plus que d’habitude. Probablement car le temps s’était ralenti en avril. 

J’échange alors avec Anne sur Insta. Elle me dit que j’ai toujours de l’énergie… peut-être que ce ne sont pas ses mots exacts. Mais c’est comme ça que je les ai ressentis. Et je me suis dite:

« ce n’est pas vrai, car je ne communique ici que quand je suis shootée aux endorphines. » 

J’ai rigolé en moi-même … un rire assez jaune. Car en fait si je ne montre qu’une partie de moi, la jolie face… alors c’est du fake. 

Le problème c’est que quand je n’ai pas la pêche ou que je suis pleine de job… j’ai pas forcément envie de communiquer. De même que quand je suis branchée en 1-1 avec mes clients et avec mon intuition, cela ne me traverse même pas l’esprit. Et même si je m’offre souvent des instants de joie et gratitude après mes journées, je n’ai pas toujours envie d’en faire état sur la toile.

Et puis, quand je suis dans cet état soit de « stress » ou d’intense mentalité ou contrôle, je n’ai rien à dire… car le processus se déroule à l’intérieur de moi.

Évidemment quand je n’ai pas la pêche, soit parce que je me remets en question, soit parce que je suis fatiguée, soit parce que j’ai mes règles, soit parce que quelque chose me travaille, je n’ai pas envie d’en parler. Pas envie de le partager sur la toile. Je n’y pense même pas. Et si j’en ai besoin je vais appeler mes amis pros ou persos. 

Si je peux faire des parallèles :

  • j’adore avoir du monde à la maison ou sortir faire la fête et j’adore aussi être seule, isolée, dans ma bulle.
  • j’adore donner des conférences ou faire des vidéos, et j’adore travailler en 1-1 dans un moment privilégié.
  • j’adore les Progressions vers le futur, et j’adore créer des plans bien mentaux. 

Je suis faite de polarités. Et vous aussi certainement.

J’aimerais vraiment pouvoir raconter ce que je vis tous les jours dans tous les sens… j’aimerais vraiment pouvoir faire une story pour raconter de tout coeur qui je suis… le format ne me plait pas, le timing ne me convient pas. 

Pour cela, j’ai choisi un livre. Un livre sur les états d’âme de mon moi entrepreneur. Je ne sais pas quand il sortira, ni même s’il sortira un jour. Je raconte quand ça ne va pas et pourquoi ça ne va pas. En fait pour l’instant, c’est plus un journal intime sur la quête de l’important 😉

Principalement parce que parler du problème quand tu es dans le problème n’est pas la même chose que lorsqu’on en est sorti avec le recul. Et un grand nombre d’auteurs amènent des solutions une fois la situation réglée.

Et je rigole car je pense à Jack Sparrow

« Le problème ce n’est pas le problème, le problème c’est ton attitude face au problème ».

Pendant tous ces mois où j’ai cherché comment mettre du coeur (son âme, mon âme) dans le business et dans le marketing, j’ai morflé. Sérieusement, c’était dur. J’ai dû faire un gros travail sur moi pour ouvrir mon coeur. Et hier soir, je consulte les chroniques akashiques et je reçois le message « tu ne sais pas recevoir ». Donc, je ne suis pas au bout de mes peines.

Écrire me permettait déjà de l’exprimer, de le sortir de moi… puis de le voir autrement.

Et je repense à nouveau à Anne et sa demande initiale lorsque nous avons collaboré « L’injonction à publier ». 

Tu publies, tu communiques quand tu en as envie… qui a dit qu’il fallait faire le contraire? Qui t’oblige? L’algorithme? 

Et je retombe dans le plan, dans le mental et dans le marketing de l’ancien monde. Si tu veux de la visibilité alors il faut danser avec les algorithmes. Mais de quelle visibilité avons-nous besoin? De quelle quantité de clients avons-nous besoin, avec qui voulons-nous travailler, comment, et proviennent-ils vraiment des algorithmes? 

J’ose affirmer, depuis un peu plus d’un an, que je travaille avec des personnes qui me disent « Je veux travailler avec toi, je me fiche de savoir comment ».

Et ça, c’est du Personal Branding.

Raconter de tout coeur qui je suis, peu importe où et à qui, m’a amenée à développer en continu mon Personal Branding et un Marketing de la nouvelle économie.

Et dans cette nouvelle économie, c’est le coeur qui a le plus de valeur.

Même si je ne suis pas parfaite.
Même si je ne communique pas sur les réseaux régulièrement.
Même si hier, et je m’en veux terriblement car je n’ai pas respecté mon interlocuteur et que je me suis mise en danger…, j’étais stress, et j’ai terminé un zoom dans ma voiture, sans la caméra, pour ne pas être en retard à mon rendez-vous suivant. 

La perfection tue notre nature humaine et nous rend malheureux. 
Et je fais au mieux pour m’améliorer … car je suis passionnée par mon chemin.

Je caresse le doux souhait que si chacun ose être vraiment lui-même, s’aimer, se raconter, il influence son environnement… et contribue à changer le monde. 

With 💚

*Brené Brown, Le pouvoir de la vulnérabilité.

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